Purification védique : l’eau sacrée et le Grand Bain de Mohenjo-Daro

L’eau et la vie : les rituels de purification dans les hymnes védiques

L’eau a toujours été au cœur de la spiritualité dans la civilisation des 7 rivières. Dans les hymnes védiques, on découvre de nombreux rituels où l’eau joue un rôle essentiel pour purifier le corps, l’esprit et même l’âme. Cette importance se retrouve aussi dans les vestiges archéologiques de cette civilisation, en particulier à Mohenjo-Daro, où le Grand Bain reste l’un des symboles les plus forts de la relation entre l’eau et la vie sacrée.

L’eau dans les hymnes du Rig Veda

Dans le Rig Veda, le plus ancien texte connu de l’humanité, l’eau est souvent appelée Apah en sanskrit. Elle est louée pour ses pouvoirs de nettoyage, de guérison et de régénération. Un hymne célèbre dit :
« Que les eaux nous protègent, qu’elles effacent nos fautes, qu’elles lavent nos souffrances ».
Cela montre à quel point l’eau n’était pas seulement un élément naturel, mais aussi un lien direct avec le divin.

Les sages védiques utilisaient l’eau pour purifier les mains, le front, le cœur, avant les offrandes et les prières. Ces gestes simples faisaient partie d’un rituel quotidien, souvent réalisé au bord d’une rivière, surtout la Sarasvatî, fleuve sacré et axe de vie pour la civilisation des 7 rivières.

La purification par l’eau : un chemin vers la clarté intérieure

Dans cette culture, l’eau ne servait pas qu’à se laver le corps. Elle aidait aussi à se libérer des mauvaises pensées. La purification était donc aussi intérieure. Avant la récitation des mantras ou les cérémonies du feu (yajña), les prêtres se rinçaient les mains et la bouche. Cela préparait le mental à entrer dans un état plus calme, plus clair.

On croyait aussi que l’eau emportait les énergies négatives. Ce lien profond avec les rivières a créé une culture où la nature et la spiritualité étaient totalement liées.

Le Grand Bain de Mohenjo-Daro : un lieu sacré

Au cœur de Mohenjo-Daro, une grande ville de la civilisation des 7 rivières, les archéologues ont découvert un vaste bassin en briques cuites, entouré de galeries. On l’appelle aujourd’hui le Grand Bain. Il mesure environ 12 mètres sur 7, et il était parfaitement étanche grâce à une couche de bitume.

Ce bassin n’était pas une simple piscine. Il servait sûrement à des rituels de purification. Son importance et sa position centrale dans la ville montrent qu’il avait une valeur spirituelle. Les gens y entraient peut-être pour des bains rituels, lors de fêtes ou de moments particuliers de l’année. L’eau était amenée grâce à des puits, et évacuée par un système de drainage très bien conçu.

Ce Grand Bain est l’un des plus anciens témoignages d’un lieu public dédié à la purification rituelle par l’eau. Il montre que bien avant les textes écrits, cette pratique était déjà vivante.

Un lien entre l’eau, la pureté et la lumière

Dans la pensée védique, se purifier par l’eau, c’était se rapprocher de la lumière intérieure. Le feu sacré (Agni), l’aurore (Ushas), le tonnerre (Indra), tout était lié. Les éléments travaillaient ensemble. L’eau ouvrait la voie à une conscience plus claire, plus paisible. Ce lien entre l’eau, la pureté et l’élévation intérieure se retrouve dans toutes les traditions indiennes.

Conclusion

Dans la civilisation des 7 rivières, l’eau n’était pas juste utile pour boire ou cultiver. Elle était un outil sacré pour se purifier, se recentrer et s’ouvrir à quelque chose de plus grand. Les hymnes védiques et le Grand Bain de Mohenjo-Daro nous rappellent cette sagesse ancienne : l’eau est source de vie, de clarté et de paix intérieure.