
Voilà une version plus proche de ton style — plus concrète, moins « quatrième de couverture », ancrée dans le vécu plutôt que dans l’abstraction :
Entre septembre 1967 et décembre 1974, j’ai pris la route. Sans argent, le pouce levé. L’Europe d’abord, puis l’Afrique du Nord, le Sahara, l’Afrique subsaharienne, et enfin l’Inde. J’ai dormi chez des nomades, des paysans, des pêcheurs, des sâdhus — pas en touriste, en invité. On mange ce qu’on vous donne, on dort où on peut, et on apprend vite à se taire pour écouter.
Sept ans comme ça. Des nuits à la belle étoile, des attentes interminables sur le bord d’une piste, des rencontres qui changent une vie et d’autres qu’on oublie le lendemain. Ce livre raconte tout ça, sans l’enjoliver.
Ce que je ne savais pas encore, c’est que ce voyage-là en préparait un autre. Des années plus tard, c’est cette même curiosité, cette même patience apprise sur la route, qui m’a mené à traduire le Rig-Veda.